PRESENTATION DE LA PROBLEMATIQUE D'ETUDE

PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL:

 

 

Centro Agronomico Tropical de Investigación y Enseñanza 

http://www.catie.ac.cr/magazin.asp?CodIdioma=ESP

 

 

 

Au cours de notre mission d’étude au Costa Rica nous avons été accueilli et suivi par le CATIE (Centro Agronomico Tropical de Investigación y Enseñenza). Cette structure a été créée en 1940 à l’initiative du président des Etats Unis de l’époque.  Il s’agissait à l’origine du IACA (Instituto Agricolo de Ciencias Agricolas) dont le but était en premier lieu la formation agricole des habitants des pays d’Amérique Latine. Le choix de l’implantation à Turrialba (ville des hautes terres centrales du Costa Rica) s’est fait en 1943, les élèves pouvaient alors rencontrer à cet endroit une grande partie des problématiques agricoles d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud.

 

Par la suite, les objectifs de ce centre se sont étendus, la recherche a commencé à prendre une part importante dans les activités exercées, au même titre que l’enseignement. De nombreux départements ont ensuite été mis en place avec, en parallèle, de nombreuses réformes institutionnelles si bien qu’en 1973 le IACA est devenu le CATIE. Aujourd’hui, 14 pays sont membres de cette institution (la plupart des pays d’Amérique Latine avec le Mexique, la Bolivie, la République Dominicaine, le Venezuela et le Paraguay).

 

Au cours des dernières années, le CATIE s’est doté d’une école de préparation aux équivalents doctorats en collaboration avec des universités anglaises et américaines.

Aujourd’hui le CATIE est le centre de recherche leader en Amérique centrale avec un budget conséquent, de plus de 15 millions de dollars financés de manière inégale par les différents pays membres.

 

Le principal thème d’étude de cette structure est la cogestion du développement économique local avec les ressources naturelles et de l’environnement. Tous les axes d’étude des divers départements ont un rapport de près ou de loin avec l’équilibre à trouver entre croissance économique régionale et protection de l’environnement au sens large. Ainsi les diverses pistes de recherche sont l’économie agricole, les sciences naturelles, la compétitivité des entreprises, le changement climatique, les forêts et aires protégées.

 

Le CATIE est enfin la structure incontournable du continent américain en ce qui concernent l’agronomie, l’agroforesterie, l’agrotourisme et surtout le développement durable.

 

 

 

PRESENTATION DE LA PROBLEMATIQUE :

 

 

Mise en place : 

 

 

Nos correspondants costariciens, Roger Villalobos et Mildred Jimenez font partie du département chargé des forêts et des aires protégées. Le but précis des études dirigées M. Villalobos (le responsable des recherches) est la cogestion du développement rural, des paysages et des forêts. Ces études peuvent s’effectuer dans le Costa Rica mais aussi au sein de n’importe quel pays membre du CATIE (à condition que celui-ci en exprime le souhait).

 

Notre étude était d’abord orientée vers l’impact du tourisme sur l’environnement de trois communautés en cours de développement. Cependant, il était difficile de mettre en lumière suffisamment d’indicateurs corrects pouvant nous aider à effectuer un jugement objectif de ces impacts. C’est donc pour cela que nous avons décidé de travailler sur une problématique différente tout en nous efforçant de répondre aux objectifs d’étude de nos correspondants.

 

Après plusieurs échanges par mail, nous avons remarqué qu’il existait plusieurs incohérences au sein du tourisme costaricien. Depuis maintenant près de 20 ans, ce pays bénéficie, grâce à un sérieux effort de préservation de son extraordinaire biodiversité, d’un succès touristique sans précédent (augmentation de 17% des visiteurs entre 2004 et 2005, année où ont été recensés plus de 1,7 millions d’entrées). 

Néanmoins, toutes les régions costariciennes n’ont pas profité de manière égale de cet engouement pour le pays et notamment la province où est implanté le CATIE : la province de Cartago. Celle-ci est située tout près de la capitale et semble, du même coup, se trouver à l’ombre de San José (cf. document 1).

 

En effet, le touriste ne peut rencontrer dans cette province ni mers ni endroits reconnus mondialement pour un quelconque caractère (comme par exemple l’est Tortuguero pour les tortues) ce qui drainerait énormément de monde. Mais le réel problème est surtout que cette région n’a pas su mettre en valeur ses atouts comme sa capacité d’accueil, son charme, ses monuments ou son potentiel pour les loisirs.

Par conséquent, sur les 300 000 hectares que compte la province, près de 50% ont été déboisés par les populations locales afin de pouvoir vivre. Cette déforestation a eu pour conséquence de perturber les écosystèmes tout en n’assurant pas aux populations la garantie d’un revenu durable. L’idée du développement touristique de ces contrées est alors née au sein du CATIE, toujours dans le souci d’atteindre un équilibre entre développement rural et préservation de l’environnement. En un mot, le CATIE propose un développement durable de la région grâce à l’implantation d’activités touristiques. Durable car économiquement efficace : le tourisme est aujourd’hui l’une des activités à plus fortes valeur ajoutée pour l’acteur. Durable car écologiquement respectable : en effet le principal attrait du Costa Rica est son environnement, les touristes viennent dans ce pays pour sa biodiversité, son caractère sauvage, ses espaces protégés, pour l’aventure et non pas pour l’architecture locale ou pour le luxe. Si le tourisme doit se développer dans cette région alors celle-ci devra faire de sérieux efforts pour protéger son environnement car la demande se situe au cœur de ce sujet. Durable, enfin, car socialement équitable : les communes visées sont en général de petites villes : toute la population peut alors, si elle le souhaite, devenir un acteur touristique quelconque.

 

Le but de notre mission est donc d’établir un diagnostic des potentialités touristiques de trois communes de la province de Cartago : Santa Cruz, Pejibaye et Orosi. Nous essaierons aussi de proposer des solutions pour l’avenir, des modèles de développement à suivre ou a éviter d’après notre expérience française mais aussi costaricienne.

 

 

 

 


Intérêt :

 

L’intérêt de cette étude est double.

 

Tout d’abord sur place. Ces trois communes figurent parmi les lieux qui ont le plus pâtis des activités humaines des 30 dernières années. Elles n’ont, pour l’instant, pas toutes mises en place une structure touristique capable de drainer suffisamment de personnes et qui assurerait un développement économiquement efficace du secteur. Elles se situent enfin sur un corridor biologique mis en place par le MINAE (MInisterio National del Ambiente y de la Energia) qui exclue donc toute pression humaine néfaste (notamment l’exploitation des ressources naturelles). Ces trois communes se trouvent donc dans une impasse pour leurs développements et seule la mise en place d’activités touristiques semble être le moyen d’en sortir (cf. document 2).

 

Ensuite pour la France. Notre pays a connu un énorme essor touristique qui fait sa renommée. Cependant, cet essor s’est accompagné de conséquences sur notre environnement. Notre étude sur un tourisme plus propre a un intérêt si nous ne voulons pas réitérer les mêmes erreurs et si nous ne voulons pas faire subir de pressions supplémentaires à notre environnement tout aussi riche.

 

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